Perrine Bonafos

Fondatrice de la revue Les Confettis

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Bonjour Perrine, tu es la fondatrice du webzine Les Confettis qui est devenu un magazine papier bi-annuel, quand et comment s'est passée la transition du digital au papier ?

Les Confettis ne sont pas nés par hasard. Cela faisait déjà de nombreuses années que je réalisais des magazines en tant qu'indépendante. Seulement à un moment donné, l'envie de réaliser un projet que je pourrais revendiqué totalement fut plus forte. Cela coïncide avec la naissance de ma fille. À ce moment-là, j'ai eu envie de faire quelque chose d'important pour moi afin qu'elle puisse être fière de moi. Finalement, le plus dur ne fut pas de se lancer mais de continuer numéro après numéro. La presse indépendante est un secteur particulièrement délicat.

 

En quoi Les Confettis se différencie des autres magazines féminins selon toi ?

Il se différencie d'abord par sa forme. C'est un bel objet à collectionner qui s'approche plus du livre que du magazine. Il est assez dense car il contient 200 pages ce qui nous permet de proposer des temps de lecture différents. A l'inverse du web où nous sommes dans l'immédiateté de l'information, là, nous prenons le temps de découvrir des personnalités, d'entrer dans leur intimité grâce à des sujets de dix pages par exemple. Enfin, à la différence des magazines traditionnels, les sujets traités dans Les Confettis sont intemporels. Ils ne sont pas liés à la sortie d'un produit ou à une actualité.

 

Quelles sont les qualités à avoir selon toi pour réussir dans l'entrepreneuriat de nos jours ?

En premier lieu, je dirais la persévérance et l'endurance. Si on souhaite que ça marche tout de suite, ça va être difficile. Cela peut arriver mais pour moi la réussite c'est de tenir sur la durée. Enfin, il faut surtout être vraiment passionnée par ce qu'on fait et par son domaine d'activité. Être à son compte signifie ne pas compter ses heures alors il vaut mieux aimer ce que l'on fait.

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Quels ont été tes doutes au moment de te lancer et comment les as-tu surmonté ?

Je me suis demandée si le titre dont je rêvais, celui que j'étais en train d'imaginé allait aussi plaire à d'autres. C'est pour cette raison que je suis passée par KissKissBankBank pour tester le projet. Je me suis dit que si la revue ne trouvais pas un premier lectorat au lancement de la campagne alors le projet n'intéressait pas. Je trouve que le financement participatif est un formidable outil pour cela. Il permet aussi de fédérer et de créer une première communauté. Nos premiers contributeurs sont nos meilleurs ambassadeurs aujourd'hui.

 

"Être à son compte signifie ne pas compter ses heures alors il vaut mieux aimer ce que l'on fait."

 

Que penses-tu des réseaux d'entrepreneurs au féminin ?

Je constate qu'il y en a de plus en plus et c'est une bonne chose. Par contre, parfois, le risque peut-être de rester dans l'entre-soi ou dans son propre milieu. Je préfère donc quand on peut recommander à son tour des personnes.

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Comment fais-tu pour gérer ta vie de maman, ton agence de création graphique ainsi que le webzine et magazine Les Confettis ?

C'est la grande question ! Moi-même je cherche encore le parfait équilibre. Honnêtement je jongle avec tout. Il y a des semaines où les priorités changent mais majoritairement ce sont les projets de mes clients qui passent toujours en premier. Ensuite j'essaie de me dégager un maximum de temps pour les Confettis (le site et la revue). Mais Emma qui travaille avec moi est d'une aide inestimable. On fonctionne vraiment en binôme. Après quand approche la période de sortie de la revue, tout s'accélère ! Ce sont toujours 3 mois très très intenses.

Quels seraient tes conseils pour les femmes souhaitant se lancer à leur compte ?

Honnêtement, je n'en ai pas. C'est un tempérament. Il faut être fonceur et à un moment donné ne plus trop se poser de questions et avancer. À trop attendre, on ne fait jamais rien. Je pense qu'il vaut mieux tenter que de regretter.

Ta phrase fétiche ? ton mantra ? 

C'est drôle mais je trouve qu'il n'y a pas plus parlant que le slogan du loto "100 % des gagnants ont tenté leur chance" C'est en fait une tautologie. Ce qui signifie que c'est une phrase tournée de manière à ce que sa formulation ne puisse être que vraie. Je trouve qu'elle dit tout. Sinon j'ai toujours fonctionné avec la proverbe suivant en tête "Qui peut le plus peut le moins".


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